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Ayahuasca : Tout Ce Que Vous Devez Savoir

Apprenez les bases de l’Ayahuasca ! Nous couvrons tout, de l’info botanique et la chimie, à l’histoire et l’utilisation de la boisson psychédélique Ayahuasca.

Table des matières:

  1. Qu'est-ce Que l'Ayahuasca?
  2. Effets De l'Ayahuasca
  3. Composition Chimique De l'Ayahuasca
  4. Information Botanique
  5. Que Sont Les Analogues De l'Ayahuasca ?
  6. Usage De l’Ayahuasca
  7. Histoire De l'Ayahuasca

Qu'est-ce Que l'Ayahuasca?

L'ayahuasca est un cocktail enthéogène préparé avec des morceaux de la vigne Banisteriopsis caapi et des feuilles de plusieurs autres plantes (Psychotria Viridis ou Jurema Preta). Cette infusion contient le puissant alcaloïde hallucinogène DMT et un inhibiteur de la MAO (Harmaline, Harmine ou d-Tétrahydroharmine).
L'efficacité du mélange varie grandement d'une préparation à une autre. La puissance, la force et l'effet psycho-actif dépend des compétences du chaman et des ingrédients utilisés.

Il faut noter que des doses orales de ces plantes prises indépendamment ne sont pas normalement psychoactives. Il est dit que la substance Harmine/Harmaline peut être hallucinogène à des hautes doses très toxiques, mais prises en doses plus faibles sont meilleur effet est tranquillisant (et son pire effet est vomitif).

La prise orale de n'importe quelle quantité de DMT résulte en une expérience altérant profondément la conscience si un inhibiteur de la MAO (les alcaloïdes de la vigne Banisteriopsis Caapi) est ajouté. C'est précisément le mode d'action de l'Ayahuasca.

Le Pérou amazonien, l'Équateur, la Colombie, la Bolivie, l'ouest du Brésil et certaines régions du bassin du Rio Orinoco sont connues pour être les régions où cette boisson est largement employée de dos jours. Le développement de mouvements religieux syncrétiques comme Santo Daime, União do Vegetal (UDV) et Barquinia promeuvent l'usage de l'Ayahuasca qui gagne rapidement en popularité en Amérique du sud de nos jours.

Effets De l'Ayahuasca

L'Ayahuasca, aussi appelé Yagé, est une infusion hallucinogène qui a été utilisée par les populations autochtones de la région de l'Amazonie pendant des siècles. Elle contient une combinaison de substances et provoque des effets à la fois physiques et mentaux. Les effets se font sentir entre 15 et 60 minutes après l'ingestion et restent présents pendant 2 à 6 heures.

Effets Physiques De l'Ayahuasca

Les effets physiques provoqués par l'Ayahuasca dépendent de la composition de l'infusion et de la dose ingérée. Normalement, le consommateur sera frappé en premier par une vague de nausée qui peut le faire vomir, certains peuvent même rencontrer une légère diarrhée : les peuples indigènes considèrent que c'est un effet nettoyant pour atteindre un état de purification avant de rencontrer les esprits ou dieux de la nature. De plus, tous les parasites, tels que les vers, sont éliminés du corps, ce qui le libère de toute distraction de la "vieille" réalité et le corps peut ainsi absorber les substances actives plus facilement.

La nausée n'est pas un mal inévitable, il a été observé que dans la plupart des cultures une alimentation spéciale est utilisée pour en diminuer les effets. D'autres effets physiques provoqués peuvent inclure un léger bourdonnement dans l'oreille, des tremblements, des sueurs froides, une transpiration intense et un léger accroissement de la pression sanguine et du rythme cardiaque. Il n'y a aucun cas documenté d'overdose fatale mais des réactions allergiques aux substances ne sont pas exclues. En général, si vous ingérez une dose trop élevée d'Ayahuasca, vous vous évanouirez tout simplement sans aucun souvenir, ce qui ruinera l'expérience.

Un usage continu d'Ayahuasca n'est pas connu pour provoquer d'effets à long terme sur la santé mentale du consommateur, et le produit n'est pas connu pour être addictif. La principale préoccupation associée à la prise d'Ayahuasca est d'augmenter les niveaux de Tyramine, ce qui peut provoquer une crise d'hypertension, un accident cérébrovasculaire hémorragique et la rupture d'un anévrisme existant ou un infarctus du myocarde, ce qui peut provoquer la mort du consommateur. Mais tout ceci reste théorique et n'a jamais été documenté. Mis à part le danger théorique, il existe une étude qui montre que l'Ayahuasca est un très bon remède à la dépression1 et l'addiction2.

Effets Mentaux De l'Ayahuasca

L'Ayahuasca contient de puissants alcaloïdes hallucinogènes et provoque un expérience psychédélique des plus profondes. L'utilisation de différentes plantes dans la mixture modifie les effets, mais le plus affecté des sens durant ces expériences psychédéliques sous Ayahuasca est la vision. Les consommateurs décrivent des séquences oniriques, avec la manifestation d'aides spirituels (végétaux), de créatures démoniaques, de déités et de toutes sortes d'animaux.

Certains voient des séquences de fractales flottantes et des schémas géométriques et/ou ressentent la sensation incroyable de voler alors que d'autres sont persuadés de pouvoir apercevoir des choses à grande distance ou même des événements dans le futur. Le consommateur expérimente un monde littéralement différent de la froide réalité à laquelle il est habitué. Il atteint un stade de divinité dans lequel il peut visiter des endroits inimaginables tels que l'enfer ou le paradis. Il est possible de vivre sa propre mort. Tous ces effets expliquent assez facilement pourquoi les Mestizos utilisaient l'Ayahuasca pour séparer l'âme du corps physique à des fins spirituelles et religieuses.

Composition Chimique De l'Ayahuasca

Les principales substances biochimiques actives dans Banisteriopsis Caapi, Banisteriopsis Inebrians et les autres espèces de Banisteriopsis sont : les alcaloïdes ß-Carboline Harmine, Harmaline, Tétrahydroharmine, Harmol, acide Harmique, MéthylesterHarmique Amide, Acétyl Norharmine, Harmine N-oxide, acide Harmalinique et Kétotétra-Hydronorharmine.

Banisteriopsis Caapi contient un plus haut niveau de Tétrahydroharmine que Peganum Harmala et certaines espèces de Passiflora sp., qui contient aussi des alcaloïdes Harmala. Ceci pourrait être la raison pour laquelle les effets thérapeutiques de l'Ayahuasca véritable sont plus complets et plus durables que les préparations analogues.

1. Banisteriopsis caapi

Banisteriopsis caapi contient les composés suivants : Harmine, Harmaline, Tétrahydroharmine, Harmol et 6-Méthoxytryptamine.

Les principaux composés actifs dans Banisteriopsis caapi sont les alcaloïdes Harmaline et Tétrahydroharmine. L'harmine et l'harmaline sont tous deux des inhibiteurs de la MAO très réversibles, alors que la tétrahydroharmine est un faible inhibiteur de recapture de la sérotonine (5-Hydroxytryptamine).

Harmine

L'alcaloïde cristallin de l'harmala Harmine inhibe de façon réversible la monoamine oxidase A (MAO-A) mais n'a aucun effet sur le MAO-B. Quand l'harmine a été découverte pour la première fois, elle a été nommée "téléphatine", mais le nom a rapidement été abandonné quand les scientifiques ont découvert que le même alcaloïde avait été obtenu à partir de Peganum harmala. Les inhibiteurs de la MAO, comme l'harmine, empêchent le découpage des neurotransmetteurs monoamines en inhibant l'action des enzymes MAO, qui décomposent normalement le DMT et l'empêchent de passer à travers la barrière sang-cerveau.

Harmine

Harmaline

L'harmaline est la forme réduite hydrogénée de l'harmine et c'est un inhibiteur réversible de la MAO-A. L'harmaline est un alcaloïde de la famille des béta-carboline qui agit comme stimulant du système nerveux central.

Harmalin

Tétrahydroharmine

La Tétrahydroharmine est un dérivé béta-carboline et un faible inhibiteur de la recapture de la sérotonine, elle n'inhibe pas la monoamine oxidase A.

Tétrahydroharmine

Harmol

L'Harmol est un alcaloïde béta-carboline indoléamine toxique (aussi présent dans les plantes suivantes : Peganum harmala, Tribulus, Kallstroemia spp., Elaeagnus angustifolia et Passiflora incarnata).

Harmol

6-Méthoxytryptamine

La 6-Méthoxytryptamine est un indole de la famille tryptamine.

6-Méthoxytryptamine

2. Psychotria viridis et Psychotria carthaginensis

Psychotria viridis et Psychotria carthaginensis contiennent de la Diméthyltryptamine, de la Monométhyltryptamine et de la 2-méthyl-1,2,3,4-tétrahydro-ß-carboline.

Diméthyltryptamine

La Diméthyltryptamine (DMT en abrégé, aussi présente chez Mimosa tenuiflora, Diplopterys cabrerana) est un composé chimique endogène sécrété par le corps lors du sommeil pendant la phase de sommeil paradoxal et aussi lors de stress intense (expérience de mort imminente). La DMT est structurellement similaire à la Bufoténine, la Sérotonine et la Psilocine et Psilocybine, les composés actifs dans beaucoup de champignons magiques. C'est un puissant hallucinogène, plus intense que le LSD. La DMT est inactive en cas de prise orale à des doses raisonnables et il lui faut un inhibiteur monoamine oxidase pour pouvoir passer le système digestif et traverser la barrière sang/cerveau. La DMT a été synthétisée pour la première fois en 1931 par un chimiste canadien, Richard Helmuth Fredrick Manske.

Diméthyltryptamine

Monométhyltryptamine

La Monométhyltryptamine est un alcaloïde tryptamine qui se retrouve dans les feuilles, dans l'écorce, la tige et les pousses de nombreuses plantes. Il se retrouve aussi dans l'urine de patients atteints d'autisme et souffrant de retards mentaux et d'épilepsie.

Monométhyltryptamine

2-méthyl-1,2,3,4-tétrahydro-ß-carboline

La 2-méthyl-1,2,3,4-tétrahydro-ß-carboline est une substance commune à l'état de traces dans beaucoup de plantes avec des tryptamines endogènes, comme Mimosa hostilis and Phalaris spp.

2-méthyl-1,2,3,4-tétrahydro-ß-carboline3. Diplopterys cabrerana (Chaliponga)

Diplopterys cabrerana contient de la N-Méthyltryptamine, de la 5-MeO-DMT (5-Méthoxy-Diméthyltryptamine), de la Bufoténine et de la N-Méthyltétrahydro-ß-carboline (Tétrahydroharmane).

Diplopterys cabrerana contient l'alcaloïde indole éthylamine N,N-Diméthyltryptamine, un alcaloïde avec une structure similaire à celle de la sérotonine. Il se fixe sur les récepteurs 5-HT2 et partiellement sur les récepteurs 5-HT2A. La DMT, quand prise oralement, n'a pas d'effet en soi car l'enzyme endogène monoamine oxidase la transforme en aldéhydes inactifs. Les béta-carbolines de la vigne Banisteriopsis caapi inhibent temporairement la production de monoamine oxidase, ce qui permet à la DMT d'atteindre les parties sensibles du cerveau, comme le cortex préfrontal, pariétal et somatosensoriel ainsi que le tubercule olfactif. Diplopterys cabrerana contient également de la N-Méthyltryptamine, de la 5-MeO-DMT (5-Méthoxy-Diméthyltryptamine), de la Bufoténine et de la N-Méthyltétrahydro-ß-carboline, alcaloïdes presque absents chez Psychotria viridis.

N-Méthyltryptamine

La N-Méthyltryptamine (NMT en abrégé) est un alcaloïde tryptamine présent dans les feuilles, l'écorce et les pousses de nombreuses plantes telles que Virola, Acacia, Mimosa et Desmanthus. C'est aussi un composant naturel (à l'état de traces) de l'urine humaine. C'est également un composé endogène : il est synthétisé par le corps humain comme produit fini métabolique de l'acide aminé L-tryptophane. La NMT semble être inactive oralement et ne pas produire d'effet psychoactifs, sûrement en raison de l'important métabolisme de premier passage.

N-Méthyltryptamine

5-MeO-DMT

La 5-MeO-DMT est un membre de la classe des tryptamines et c'est une substance blanche et cristalline. Tout comme la N-Méthyltryptamine, elle est synthétisée par le corps humain comme produit fini métabolique de l'acide aminé L-tryptophane. La 5-MeO-DMT est une substance naturelle chez certaines plantes, elle a été trouvée dans la résine de Virola, dans les graines de Mucuna pruriens, Yopo et dans les sécrétions de certains crapauds telles que Colorado River Toad, Cane Toad. La 5-MeO-DMT est en général fumée, mais elle peut se consommer par voie nasale ou intraveineuse.

5-MeO-DMT

Bufoténine

La Bufoténine, (le nom vient de Bufo - crapaud) est un alcaloïde tryptamine hallucinogène. La Bufoténine est apparentée au neurotransmetteur humain Sérotonine est sa structure est similaire à la Psilocine, la 5-MeO-DMT et la DMT. La Bufoténine a été découverte d'abord dans les sécrétions de la peau des crapauds, surtout dans les sécrétions du crapaud de la rivière Colorado (Bufo alvarius). Elle est aussi présente chez Anadenanthera colubrina et Anadenanthera peregrina.

Bufoténine

Ayahuasca : Avertissements & Contre-indications

Bien qu'il reste possible de vous blesser quand vous utilisez Ayahuasca, il n'est fait état que de très peu, si aucune, blessure sévère ou morts associées au produit. Ayahuasca contient un composant potentiellement dangereux : un inhibiteur de la MAO, une substance qui inhibe un enzyme clé dans le corps qui est responsable de nombreuses fonctions du corps et du cerveau. Afin de prévenir toute réaction sévère à l'Ayahuasca, il est recommandé de s'informer de l'interaction des inhibiteurs de la MAO avec tout médicament prescrit ou certains aliments avant la consommation.

Les inhibiteurs de la MAO ne doivent pas être consommés avec d'autres drogues : les conséquences pourraient être plus que déplaisantes et au pire fatales.

L'Ayahuasca est un psychédélique très puissant et peut causer des épisodes psychotiques ou névrotiques et des changements dans la personnalité.

L'Ayahuasca peut et a très souvent des effets secondaires très négatifs si pris en combinaison avec des anti-dépresseurs et des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, tels que le Kanna.

Information Botanique

Les substances actives du Banisteriopsis Caapi, une vigne de la jungle sud américaine de la famille Malpighiaceae, sont trouvées à l'intérieur de l'écorce des troncs fraîchement coupés.

Phalaris Arundinacea est aussi connu sous le nom d'alpiste roseau. C'est une plante vivace envahissante à 'aspect grossier qui pousse communément au bord des lacs et des ruisseaux et qui peut atteindre 2m, avec des feuilles bleu-vert. Les fleurs se développent sur le tronc,au-dessus des feuilles et prennent une coloration rose quand la plante est en pleine floraison.

La Rue de Syrie (Peganum harmala) pousse de la Méditerranée au nord de l'Inde, Mongolie, Mandchourie et fait partie de la famille des Zygophyllaceae.

L'arbre tropical à feuilles persistantes Psychotria Viridi est cultivé à travers l'Amérique du sud et l'Amérique centrale, mais son foyer d'origine est les basses terres amazoniennes. L'arbre préfère pousser en plein soleil ou à mi-ombre et possède de larges (jusqu'à 9.44"; 24cm) feuilles ovales aux bouts pointus. Il pousse généralement dans un sol très riche et fertile, déversant ses graines sous la forme de baies rouges.

Jurema Preta ou Mimosa Hostilis, est une plante qui se trouve à l'état naturel au Brésil. Certaines de ses racines sont au-dessus du sol. Les racines de cette plante sont fibreuses et se cassent facilement, montrant habituellement une belle couleur rosée.

Que Sont Les Analogues De l'Ayahuasca ?

Les analogues de l'Ayahuasca (alias Anahuasca) sont des combinaisons de plantes qui imitent le mécanisme chimique de l'Ayahuasca, à savoir l'interaction IMAO-DMT. La vigne Banisteriopsis Caapi et les plantes ajoutées poussent uniquement dans la forêt amazonienne, mais leur mécanisme chimique peut être recréé avec bon nombre de plantes venues d'autres régions du monde.

Dans sa forme de base, l'Ayahuasca est un mélange de la vigne Banisteriopsis Caapi et des feuilles de Psychotria Viridis (Chacruna). Souvent, d'autres plantes psychotropes sont ajoutées au mélange. Utiliser des plantes supplémentaires demande des connaissances et du savoir-faire, pour que les plantes ajoutées améliorent les capacités énergétiques globales de la boisson. Comme l'Ayahuasca est souvent utilisé dans des cérémonies de guérison, des plantes spéciales qui aident au processus de guérison peuvent être ajoutées par le « curandero », le chaman.

Les IRMAs : Inhibiteur Réversible De La Monoamine Oxydase A

Il existe des incompréhensions au sujet des effets IMAO de l'Ayahuasca. Le mécanisme sous-jacent qui rend actif l'Ayahuasca par prise orale est l'inhibition des enzymes de la monoamine oxydase, généralement désigné sous le nom de IMAO. Mais dans le cas de l'Ayahuasca, seule la MAO-A est inhibée, ce qui en fait un IRMA, un inhibiteur réversible de la monoamine oxydase. Les IRMAs sont de la famille des IMAOs, mais ils ont une action plus spécifique que les IMAOs et sont en général plus sûrs à consommer en raison du maintien de l'activité de la MAO-B. Les restrictions alimentaires n'ont donc pas besoin d'être aussi strictement respectées qu'avec les IMAOs, même si l'interaction avec d'autres médicaments peut toujours être dangereuse ou même fatale.

Le Régime Ayahuasca IMAO

Anahuasca & Pharmahuasca

Terence McKenna, un psychonaute renommé, défenseur de dosages héroïques, maître de conférences et écrivain, était très intrigué par la puissance de l'Ayahuasca, mais considérait que sa disponibilité limitée en dehors de la forêt humide était un grand problème :

« C'est probablement seulement une duplication synthétique des composés de l'Ayahuasca avec un pourcentage correct de DMT et de béta-carbolines qui pourra rendre l'expérience disponible en dehors de la zone où elle est endémique » (1989)

Rétrospectivement, McKenna n'avait pas prévu l'extension de la culture et de la disponibilité de Banisteriopsis Caapi. Avec l'apparition de fermes à Ayahuasca durables, la boisson est déjà devenue disponible en dehors de sa zone endémique. Cependant, la quête de « duplicatas d'Ayahuasca » a entraîné des découvertes intéressantes, à savoir la combinaison Anahuasca.

La Rue De Syrie & Les Plantes à DMT

La combinaison la plus courante imitant l'action de l'Ayahuasca et la rue de Syrie et plusieurs sources de DMT, dont la plus courante est le Mimosa tenuiflora.

Les effets psychotropes de la rue de Syrie sont connues depuis des siècles et il existe des preuves d'une consommation rituelle de la plante au Moyen-Orient. Avant la découverte de l'alcaloïde harmala dans l'Ayahuasca, il a été d'abord repéré dans la rue de Syrie. Mis à part l'Ayahuasca, la rue de Syrue est la plante contenant un IMAO la plus courante et elle est souvent utilisée pour potentialiser d'autres psychédéliques, comme la DMT.

Les graines de rue de Syrie contiennent des concentrations en alcaloïde dans une fourchette de 0,3 à 7 %, ce qui dans certains cas est considérablement plus élevé que les concentrations retrouvés dans la B. caapi. A l'origine une plante exotique de l'Asie centrale, la rue de Syrie pousse maintenant dans la nature en Eurasie et dans la côte ouest des États-Unis.

Il existe une large gamme de plantes qui contiennent de la DMT. Le pourcentage du contenu varie grandement, et quand on considère leur disponibilité et les autres alcaloïdes, la sélection se restreint à seulement quelques plantes qui restent intéressantes. L'une d'entre elles est le Mimosa Hostilis, qui est utilisé rituellement depuis des siècles. Dans les régions amazoniennes, l'écorce de l'arbre est utilisée pour préparer une boisson appelée « Jurema » et qui est déjà active en elle-même. En fait, l'action de la Jurema a causé des doutes sur la théorie couramment acceptée au sujet de la DMT et des IMAOs, car le Mimosa ne contient aucun composé inhibant la MAO. Cependant, il pourrait aussi bien contenir d'autres sources de IMAOs encore inconnues. Tout ceci reste à un stade expérimental et peu de recherches ont été menées.

Pharmahuasca3 est une approche plus contrôlée, plus pharmaceutique de l'Ayahuasca. Au lieu de travailler avec des végétaux bruts, des extraits purs d'alcaloïdes harmala et de DMT sont utilisés. Une capsule contenant des IMAOs est d'abord ingérée, suivie ensuite par une capsule de DMT.

Similaire Mais Différent

L'expérience offerte par l'Ayhuasca va au-delà de la chimie, elle implique une composition phytochimique complexe et des interactions qui sont encore mal comprises. Le mécanisme IMAO peut facilement être répliqué, mais l'énergie spirituelle apportée par la Banisteriopsis Caapi reste unique. Les plantes contiennent plus d'informations que ce que la chimie peut analyser, et la vigne caapi est un très bon exemple de plante ayant un « esprit » ou essence unique. Beaucoup de ceux qui ont essayé l'ayahuasca et ses analogues décrivent la différence des expériences. L'anahuasca produit certainement une expérience psychédélique complète, mais son contenu est différent.

Un bon moyen de se représenter cette différence est l'analogie du tunnel et de la lampe de poche. B. Caapi ouvre un espace, comme un tunnel ou un dôme, mais il ne peut être vu que lorsque la DMT apporte la lumière. La DMT agit donc comme une lampe torche, éclairant partiellement un aspect particulier de la caapi. De la même manière, des plantes comme la rue de Syrie ouvrent un espace différent.

Usage De l’Ayahuasca

Utilisation Moderne De l’Ayahuasca

L'usage moderne de l'Ayahuasca est sujet à controverse. Certaines personnes l'essayent simplement pour tester son effet et en général ne recommencent jamais. Une autre approche, plus acceptable, est de l'essayer en pleine nature où l'usager peut alors chercher la sagesse et des réponses parmi les plantes qu'il a ingéré dans son mélange d'Ayahuasca. Encore plus qu'avec les champignons magiques, vous tirerez d'autant plus de l'Ayahuasca que vous êtes préparé : préparé à vous connecter avec des anciens dieux et préparé à ouvrir les portes de votre spiritualité.

Utilisation Traditionnelle De l’Ayahuasca

L'Ayahuasca a été utilisé pendant des milliers d'années : beaucoup de tribus amérindiennes ont des rituels avec des chants et des danses et c'est un moyen communément utilisé dans les inaugurations religieuses, comme remède de guérison, pour activer la clairvoyance et pour faire des voyages astraux et méditer ou se détendre.

L'Ayahuasca joue un rôle central sans la nouvelle église Santo Daime, un nouveau mouvement spirituel catholique au Brésil. Il est particulièrement populaire parmi les indiens défavorisés dans les villes, encouragés à créer de nouvelles communautés religieuses.

Utilisation Médicale De l’Ayahuasca

Les aspects spécifiques de guérison de l'Ayahuasca n'ont pas encore été explorés. Au Pérou, par exemple, il est utilisé par les chamans dans un but de guérison : pendant leur transe, ils sont capables de trouver la cause d'une maladie. L'Ayahuasca est donc utilisé comme indicateur dans la recherche du remède approprié pour une maladie.

Histoire De l'Ayahuasca

Utilisation Historique De L’ayahuasca Parmi Les Tribus Indigènes

L'Ayahuasca est la base de la médecine traditionnelle pour au moins 75 différentes tribus autochtones dans la région de l'Amazonie, mais l'histoire de l'Ayahuasca elle-même est relativement inconnue. En raison d'un manque de données et de preuves, personne ne peut dire quelles sont les origines de la préparation et de la consommation de l'Ayahuasca. Cependant, plusieurs preuves archéologiques comme des poteries, des figurines, des plateaux à poudre et des tubes indiquent plus ou moins que les plantes hallucinogènes ont été utilisées en Amazonie équatorienne depuis -1500 à -2000 avant notre ère.

Une coupe cérémonielle retrouvée en Équateur, qui est considérée comme étant vieille de plus de 2500 ans, contenait des traces d'Ayahuasca. Il n'existe pas de témoignages écrits de cette période et l'on soupçonne que les conquistadors espagnols qui ont envahi la région de l'Amazonie au 16ème siècle ont détruit tonnes après tonnes de livres des tribus autochtones en raison de leur contenu blasphématoire (comme il l'ont fait avec la littérature maya).

Les jésuites voyageant en Amazonie ont été les premiers européens à mentionner l'Ayahuasca et dans un rapport de 1737, la boisson est décrite comme une potion enivrante, ingérée pour entrer en contact avec les dieux et à d'autres fins. Elle y est aussi décrite comme ayant le potentiel de détacher le consommateur de ses sens et parfois même de sa vie. D'autres, parmi les premiers explorateurs, ont aussi fait référence à l'Ayahuasca, Yagé ou Caapi, sans en mentionner les détails.

Création De La Recette De L’ayahuasca

Dans les années 1850, le botaniste anglais Richard Spruce a exploré la région amazonienne et a décrit les ingrédients et la préparation de l'Ayahuasca, ainsi que ses effets sur lui-même. En 1851, alors qu'il explorait le cours supérieur du Rio Negro, il a observé que les Indiens Tukano utilisaient le Yagé et il a alors collecté des échantillons de Banisteriopsis qu'il a envoyé en Angleterre pour une analyse chimique.

Deux ans plus tard, au Pérou, il a observé à deux autres reprises la consommation de Banisteriopsis. En 1860, il a constaté l'utilisation de Banisteriopsis parmi les Indiens Guahibo en Colombie et au Vénézuela et, plus tard au cours de la même année, chez les Indiens Záparo au Pérou. En observant comment la "potion diabolique" était préparée, Spruce a émis l'hypothèse que c'était le mélange des plantes qui causait les effets psychédéliques de la boisson et que Banisteria Caapi (le nom de cette espèce était en fait faux, comme découvert plus tard par d'autres études botaniques, elle appartient au genre Banisteriopsis) était considéré comme un ingrédient actif de l'Ayahuasca.

Plus d'un siècle après qu'il a envoyé des échantillons de Banisteriopsis Caapi en Angleterre, ils ont été analysés en 1966 et on a découvert qu'ils étaient toujours psychoactifs. Les découvertes de Richard Spruce n'ont pas été publiées avant 1873 et il a fallu attendre 35 ans de plus pour que ses notes soient publiées en entier. Toujours au 19ème siècle, plusieurs ethnographes, botanistes et explorateurs ont rapporté leurs constations de la consommation d'une boisson divinatoire préparée par diverses tribus indigènes dans la région de l'Amazonie, en mentionnant les "racines" ou "vignes" utilisées dans la procédure, mais en ne collectant que rarement des spécimens de ces plantes. Mais le fait que plusieurs mixtures différentes étaient utilisées pour l'Ayahuasca était établi.

Autres Recherches Préliminaires Sur L’ayahuasca Et Ses Composantes

En 1905 et 1923, des alcaloïdes ont été isolés à partir du "Yagé" est ont été appelés "télépathine". Une équipe colombienne a obtenu un autre alcaloïde et l'a appelé "Yagéine". Yagéine, Télépathine et Banistérine sont les noms donnés aux alcaloïdes isolés entre 1926 et 1928, mais on s'est aperçu que c'était en fait toujours le même alcaloïde et qu'il était identique à l'Harmine, un alcaloïde isolé à partir de Peganum harmala en 1847. En 1939, il a été établi que les différents noms Caapi, Yagé, et Ayahuasca désignaient tous la même boisson et que les ingrédients étaient quasi identiques : Banisteriopsis caapi ou Banisteriopsis inebriens.

Richard Evans Schultes, devenu plus tard professeur à Harvard et auteur de nombreux livres, a exploré spécialement l'Amazonie colombienne de 1941 à 1953 et a étudié la connaissance des plantes par les peuples de l'Amazonie. Il a observé l'importance de la consommation des breuvages Ayahuasca dans les cultures autochtones dans la région de l'Amazonie supérieur et a documenté également l'utilisation de plus de 2000 plantes médicinales, ce qui lui a valu de titre de "père de l'ethno-botanique moderne".

Il a aussi documenté et prouvé que les plantes dans le mélange variaient grandement, et que la constante dans la préparation des boissons était l'utilisation de Banisteriopsis caapi ou de l'un de ses proches parents. Schultes et ses étudiants ont publié leurs résultats préliminaires sur le mélange de plantes contenant de la DMT dans le breuvage Ayahuasca en 1968 et 1969.

Ayahuasca et DMT

En 1955, le puissant mais avec une action courte hallucinogène N,N-diméthyltryptamine (DMT) a été obtenu à partir de ces espèces de plantes, c'était une surprise car la DMT était connue comme composé synthétique depuis 1931. L'Harmine, Harmaline et Tétrahydroharmine ont été isolées à partir de Banisteriopsis caapi en 1957 et reconnues formellement comme les alcaloïdes actifs de Banisteriopsis caapi et des espèces apparentées en 1965. Les premiers rapports détaillés sur l'utilisation de mélanges de plantes comme composants fréquents de l'Ayahuasca ont commencé à apparaître à la fin des années 1960.

Dans les années 1980, Luis Eduardo Luna a travaillé parmi les Mestizos de la région Amazonienne au Pérou, près des villes de Iquitos et Pucallpa. Luna était le premier à énoncer l'importance d'un régime strict que les apprentis chamans devaient suivre, ainsi que l'utilisation de mixtures de plantes plutôt inhabituelles. Il a aussi rapporté le concept de "plantes professeurs", qui est la façons dont sont vues beaucoup de mélanges de plantes par les Mestizos.

En 1984, Dennis McKenna (oui, le frère de Terrance McKenna, l'homme qui a voyagé partout pour explorer le monde des champignons magiques) et d'autres ont publié les résultats de leurs investigations ethno-botaniques, chimiques et pharmacologiques, étayant la théorie comme quoi la substance active de l'Ayahuasca était la DMT, qui est à la base inactive par voir orale, mais qui est rendue active par voie orale par l'effet inhibiteur de la monoamine oxydase des ß-carbolines.

Le breuvage a gagné en popularité au cours des dernières années en Occident pour un usage récréatif après des rapports sur ses effets hallucinogènes et certaines études qui affirment que l'usage rituel de l'Ayahuasca pourrait améliorer la santé mentale et physique. En 2008, le professeur de psychologie Benny Shanon a publié l'hypothèse controversée que le judaïsme primitif utilisait une boisson similaire à l'Ayahuasca et que les effets de cette boisson sont responsables des épisodes les plus significatifs de la vie de Moïse, en particulier sa vision du buisson ardent lui parlant.

Ressources externes:

  1. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29903051
  2. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23627784
  3. https://pdfs.semanticscholar.org/9f95/8be0924e28f2a2c25e13f7dceb03fc12aa78.pdf
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