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Qu’Est-Ce Que Le Blanc De Champignons (Et Comment En Produire) ?
5 min

Qu’Est-Ce Que Le Blanc De Champignons (Et Comment En Produire) ?

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La mycologie est une espèce de super-pouvoir. Une fois appris, il est possible de cultiver des kilos de vos champignons préférés. Un élément clé consiste à apprendre à produire des blancs de champignons. Ce matériau sera utilisé pour inoculer de grandes quantités de substrat en gros.

La culture de champignons est fascinante. Ces formes de vie ancienne ne sont ni des plantes, ni des animaux, elles appartiennent à leur propre royaume et produisent toute une variété de composés psychoactifs ou médicaux. Apprenez à produire un blanc de champignons à l’aide des astuces ci-dessous.

Qu’est-ce que le blanc de champignons exactement ?

Qu’est-ce que le blanc de champignons exactement ?

En mycologie, le blanc fait seulement référence à un pot ou un sac rempli d’un mycélium sain. La production de blanc est une étape du développement du mycélium. On laisse le blanc coloniser intégralement le substrat avant d’être transféré vers un sachet ou un pot plus imposant de manière à multiplier encore plus avant la fructification.

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Les types de blancs de champignons

Les types de blancs de champignons

On trouve de nombreux types de blancs de champignons, chacun possède ses propres avantages, inconvénients et emplois. Le type de blanc employé par un cultivateur dépendra des ressources disponibles et de ses préférences personnelles.

Blanc sur sciure

Le blanc sur sciure est produite par inoculation de sciure stérilisée par du mycélium. Les mycologistes emploient souvent la sciure en guise de substrat de gros plutôt qu’en substrat de culture, surtout car elle est moins dense nutritionnellement. Cependant, elle fonctionne correctement en tant que substrat de culture, surtout avec les espèces de champignons les plus agressives, tels que les pleurotes.

Blancs sur céréales

Les céréales sont une méthode extrêmement populaire pour la création de blancs de champignons. Pour commencer, le mycélium formera de petits îlots sur de nombreux grains. Après la colonisation, les filaments d’hyphe se déplaceront et finiront par émerger. Il ne faudra pas longtemps au mycélium pour coloniser tout le pot.

Blancs sur chevilles

Les blancs sur chevilles fait référence à la colonisation de chevilles en bois stérilisées. Une fois colonisées, elles peuvent être utilisées pour inoculer le substrat en gros. Cependant, leur objectif est bien plus spécifique. Les cultivateurs utilisent les chevilles pour inoculer de gros troncs. Des espèces telles que les hydnes hérissons ou les shiitakes s’épanouissent dans ce substrat.

Les autres types de blancs de champignons

Un autre type de blanc de champignons est celle des blancs sur paille. Le blanc sur paille n’est généralement pas inoculé à l’aide d’une culture de champignons frais. À la place, on utilise un substrat en gros pour répandre un blanc de champignons déjà établi.

Les blancs sur carton est une autre méthode testée et approuvée de culture de champignons. C’est une manière rudimentaire de produire des champignons, tels que des pleurotes, qui est moins sujette à la contamination. Un échantillon de tissu peut simplement être roulé dans un carton humide et placé au réfrigérateur. Ajoutez ensuite le carton colonisé à un substrat de gros pour répandre le mycélium.

Le meilleur blanc de champignons

Le meilleur blanc de champignons

En vérité, il n’y a pas de type de blanc de champignons meilleur qu’un autre. Ce qui est mieux dépend de plusieurs variables. Quelles sont vos ressources disponibles ? Quel est votre objectif final ?

Si vous cultivez à petite échelle à la maison, le blanc sur céréales sera probablement la meilleure option. Il est facile à stériliser et ne demande pas d'ajout additionnel. Ci-dessous, nous vous expliquerons comment faire votre propre blanc sur céréales maison.

Comment faire du blanc sur céréales maison

Faire du blanc sur céréales est un processus très simple. Cependant, les choses peuvent facilement se compliquer si l’environnement n’est pas maintenu propre. Les hottes à flux et les caissons à air statique sont les outils clé dans la boite à outil du mycologue, car ils aident à minimiser la contamination lors des transferts. Les hottes sont onéreuses, mais les caissons peuvent être faits maison. C’est un équipement basique, mais vraiment capable de diminuer les taux de contamination. Vous aurez aussi besoin d’une cocotte-minute pour stériliser le substrat de votre blanc.

Équipement

  • Pots en verre avec couvercle
  • Sparadrap microporeux
  • Pétri propre ou culture liquide
  • Grains de seigle
  • Cocotte-minute
  • Papier aluminium
  • Marteau et clou, ou perceuse
  • Grande casserole
  • Gypse
  • Râtelier de séchage / tamis
  • Silicone RTV
  • Stylo marqueur
  • Gants en latex
  • Alcool isopropylique à 70 %
  • Briquet

Instructions

Étape 1 : cuisson des grains

Placez minutieusement vos grains de seigle dans une grande casserole remplie d’eau. Ajoutez une cuillère à café de gypse pour éviter qu’ils ne se collent les uns aux autres. Faire bouillir les céréales durant 20 minutes. Égouttez le tout et répandre les céréales sur le râtelier de séchage ou le tamis.

Étape 2 : division des grains

Pour commencer, il faut mesurer les grains. Pas besoin d’être très précis. Remplissez simplement le pot en verre avec couvercle à près de 70 % de sa capacité. Cela laissera suffisamment de place pour secouer les grains et aider le mycélium à se répandre.

Étape 3 : modification des couvercles

Si vous disposez d’une perceuse, laissez le couvercle sur le pot. À l’aide d’un marqueur, faites deux points sur chaque côté des couvercles. Utilisez la perceuse pour faire deux trous distincts. Placez un morceau de sparadrap microporeux sur l'un des deux trous. Cela permettra un renouvellement de l’air tout en empêchant l’accès au pot par des microorganismes.

  • Port d’injection auto-cicatrisant (culture liquide uniquement)

Si vous prévoyez d’inoculer vos pots à partir de boites de Pétri, passez directement à l’étape 4.

Les ports d’injection auto-cicatrisant permettent aux cultivateurs d’inoculer les pots avec des seringues de culture liquide. Couvrez le deuxième trou avec le silicone RTV. Appliquez sur les deux surfaces du trou. Laissez sécher 2 à 3 heures.

Étape 4 : stérilisation des pots

Ensuite, vous devrez stériliser vos grains. Versez une quantité d’eau appropriée dans la cocotte-minute. Déposez un morceau d’aluminium sur le dessus de vos pots et remplissez la cocotte. Stérilisez vos pots à 1,03 bar pour une durée de deux heures. Une fois ce temps écoulé, éteignez le feu. Laissez votre cocotte refroidir et dépressuriser durant toute une nuit.

Étape 5 : inoculation des pots

Si vous utilisez un caisson à air statique, nettoyez le fond du caisson avec attention. Pulvérisez la partie extérieure de vos pots et frottez-les. Si vous utilisez une seringue de culture liquide, frottez les ports d’injection. Retirez le bouchon de l’aiguille et stérilisez l’extrémité à l’aide de la flamme d’un briquet. Injectez 1–2 cc de liquide dans le grain.

Si vous utilisez une boite de Pétri, nettoyez-la. Desserrez le couvercle du pot. Stérilisez votre scalpel à l’aide d’une flamme et laissez-le refroidir. Coupez un morceau d’agar de la boite, retirez le couvercle du pot et placez le morceau dans les grains. Remettre le couvercle immédiatement.

Étape 6 : conservation et agitation

Conservez vos pots dans un lieu tiède et sombre. Au bout de quelques jours, vous verrez se former un hyphe brillant et blanc se former. Secouez les pots un jour sur deux pour aider à une distribution égale du mycélium. En 1–2 semaines, le mycélium aura colonisé tout le pot.

Étape suivante : l’inoculation du substrat en gros

Étape suivante : l’inoculation du substrat en gros

Une fois que vos pots seront complétement colonisés, il sera temps de le répandre vers le substrat en gros. Cela vous aidera à maximiser vos rendements et récolter autant de fruits que possible.

Luke Sumpter
Luke Sumpter
Titulaire d’une License en sciences de la santé clinique et passionné par la culture des plantes, Luke Sumpter travaille depuis sept ans en tant que journaliste professionnel et auteur à l’intersection du cannabis et de la science.
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