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Qu'est-Ce Que Le Système Endocannabinoïde ?
11 min

Qu'est-Ce Que Le Système Endocannabinoïde ?

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Le système endocannabinoïde est un réseau de canaux et de récepteurs fascinant qui se trouve dans l’étendue du corps humain. Impliqué dans tout de la cognition à l’apprentissage en passant par l’appétit et la réponse immunitaire, il est à la fois essentiel et peu compris. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur sa relation avec le cannabis.

Vous êtes-vous déjà demandé comment le cannabis interagissait avec le corps ? La réponse est aussi complexe que fascinante. En effet, le système avec lequel il interface a été nommé d’après son nom, il s’agit du : système endocannabinoïde (SEC).

Le SEC est un réseau de canaux, récepteurs et enzymes trouvés dans tout le corps : du cerveau et système nerveux jusqu’au système immunitaire en passant par le système reproductif et bien d’autres encore. Il a de nombreux rôles et nous ne comprenons que peu la plupart d’entre eux. Le signalement endocannabinoïde est son principal rôle, il transforme essentiellement le SEC en un vaste réseau de communication au sein de tout le corps. Mais cela va bien plus loin.

Dans ce qui suit, nous passerons en revue tout ce qu’il faut savoir sur le système endocannabinoïde humain.

Qu’est-ce que le système endocannabinoïde exactement ?

Qu’est-ce Que Le Système Endocannabinoïde Exactement ?

En 1988, Allyn Howlett et William Devane découvrirent le premier récepteur cannabinoïde dans le cerveau d’un rat. Peu de temps après, ils en trouvèrent chez les humains. Un THC isolé fut utilisé pour cartographier l’emplacement des récepteurs de cannabinoïdes au sein du cerveau. Ensuite, en désactivant certains récepteurs de cerveaux de rats, le récepteur CB1 fut identifié comme celui avec lequel le THC se lie et provoque ses effets.

C’est en 1992 que fut découvert qu’un réseau entier de récepteurs endocannabinoïde et cannabinoïde existait et formait ce que l’on nomme le système endocannabinoïde. Une partie de cette découverte fut la réalisation que des cannabinoïdes sont produits naturellement par le corps, d’où la présence de récepteurs. Les cannabinoïdes propres au corps sont appelés cannabinoïdes endogènes, ou endocannabinoïdes (« endo » signifiant « en dedans »). Le premier de ces endocannabinoïdes à avoir été découvert est l’anandamide, aussi appelé « molécule de la béatitude ». « Ananda » est un mot emprunté au Sanskrit qui se traduit par « béatitude ».

En 1993, le second récepteur de cannabinoïde (CB2) fut découvert. C’est en 1995 qu’un second endocannabinoïde 2-arachidonoylglycerol (2-AG), fut identifié par Raphael Mechoulam et son équipe. On retrouve le SEC chez d’autres animaux, insectes ou plantes.

Ce système complexe fut en effet nommé d’après le cannabis qui a joué un rôle intégral dans sa découverte.

Pourquoi l’homéostasie est-elle est importante ?

Pourquoi L’homéostasie Est-Elle Est Importante ?

Le rôle du SEC est vaste et loin d’être pleinement élucidé. Cela dit, de nombreux scientifiques s’accordent à dire qu’une de ces principales fonctions est le maintien de l’homéostasie (Zou & Kumar, 2018[1]). L’homéostasie décrit un état d’équilibre ou « d’équilibre dynamique » au sein du corps. L’homéostasie est importante, car elle maintient un fonctionnement correct et normal des processus physiques.

Dans le cerveau, les endocannabinoïdes sont des signaux rétrogrades. Cela signifie qu’ils se déplacent du neurone récepteur vers le neurone émetteur. Ils le font afin de moduler la quantité de neurotransmetteur entrant. Essentiellement, s’il y en a trop, ils lui disent de se calmer, rétablissant ainsi l’équilibre. Il s’agit d’un exemple très simple de la façon dont le SEC affecte l’homéostasie.

Système endocannabinoïde vs système endocrinien

Système Endocannabinoïde Vs Système Endocrinien

Le système endocrinien provient principalement de la glande thyroïde et adrénale. Il s’agit là aussi d’un système messager, mais au fonctionnement légèrement différent. La cible du système endocrinien est principalement les organes et il emploie les hormones (comme le SEC emploie des endocannabinoïdes) pour son signalement. Tandis que le SEC produit des endocannabinoïdes dans les membranes cellulaires, qui communiquent ensuite avec les cellules proches, le système endocrinien libère des hormones au sein du système sanguin qui sont ensuite transportées vers différents organes.

L’activation du système nerveux sympathique, phénomène également connu sous le nom de réponse combat-fuite en est un bon exemple. Cette réponse à la peur bien connue est caractérisée par une augmentation du rythme cardiaque et de la respiration, une sudation des paumes et parfois des tremblements. Elle est provoquée par la glande adrénale qui libère de l’adrénaline au sein du système sanguin où elle signale aux organes nécessaires qu’il est temps d’y aller plein gaz et ainsi provoquer ces réponses physiques.

Qu’est-ce que le système endocannabinoïde régule ?

Qu’est-ce Que Le Système Endocannabinoïde Régule ?

L’ampleur supposée de l’influence du SEC est vraiment à couper le souffle. Étant donné le peu que l’on connaissait à son sujet jusqu’à récemment, il est étonnant de le voir interagir avec un nombre si important de fonctions mentales et physiques.

La liste suivante n’est en aucun cas concluante ni exhaustive, mais certaines fonctions que le SEC est censé influencer comprennent le sommeil (Corroon et Felice, 2019[2]), la réponse immunitaire (Toguri, Caldwell et Kelly, 2016[3]), la douleur (Toczek et Malinowska, 2018[4]) et le stress (Ruehle et al. 2012[5]).

Comment fonctionne le système endocannabinoïde ?

Même s’il s’agit là des pièces maitresses de son fonctionnement, le SEC est bien plus que des récepteurs et des endocannabinoïdes. De plus, les endocannabinoïdes ne sont pas les seules molécules capables d’interagir avec ce système interne. Ici, nous nous intéresserons plus en détail à chaque partie du SEC.

Endocannabinoïdes

Endocannabinoïdes

Comme nous l’avons mentionné, les endocannabinoïdes agissent en tant que molécules de signalement au sein du SEC. À ce jour, seuls deux sont bien compris. Il s’agit de N-arachidonoylethanolamide (anandamide) et 2-arachidonoylglycerol (2-AG).

L’anandamide joue un rôle très large. Il s’agit d’un agoniste entier des récepteurs CB1 du système nerveux central (CNS) et d’un agoniste partiel des récepteurs CB2 du système nerveux périphérique (SNP). La portée de ses fonctions reste encore à être comprise, mais l’anandamide a obtenu son nom en raison des sensations de béatitude et de calme qu’il provoque lors de sa libération et qui pourraient être dues à un rôle potentiel dans le système de récompense. Il a une certaine affinité avec les récepteurs de vanilloïde du corps. Plus récemment, il fut découvert que l’anandamide se lie aussi au TRPV1, mais nous y reviendrons bientôt.

2-AG est un agoniste entier des récepteurs CB1 et CB2. Tout comme l’anandamide, ses fonctionnements exacts ne sont pas pleinement compris. En effet, on ne sait même pas si l’anandamide ou le 2-AG sont principalement responsables de la signalisation au sein du SEC. Ce que l’on sait, c’est que le 2-AG se trouve en plus grande concentration dans le cerveau.

Les autres endocannabinoïdes (ou endocannabinoïdes suspectés) sont :

  • 2-Arachidonyl glyceryl ether (noladin ether)
  • N-Arachidonoyl dopamine (NADA)
  • Virodhamine (OAE)
  • Lysophosphatidylinositol (LPI)

Enzymes métaboliques

Enzymes Métaboliques

Puisque les endocannabinoïdes sont produits en tant qu’élément nécessaire à la régulation de différentes fonctions, ils doivent aussi être décomposés lorsque nécessaire, une fois leur rôle accompli. C’est là qu’entrent en jeu les enzymes métaboliques.

L’hydrolase des amides d’acides gras (FAAH) est une enzyme responsable de la décomposition de l’anandamide. En effet, tandis que le CBD affecte le SEC de nombreuses manières, l’un de ces principaux mécanismes d’actions supposés est son inhibition de la FAAH et ainsi la réduction de la vitesse à laquelle l’anandamide est décomposée.

La monoacylglycerol lipase (MAGL) décompose le 2-AG. Entre FAAH et MAGL, le SEC est régulé et cela lui permet de venir à son tour réguler efficacement d’autres fonctions et processus du corps.

Récepteurs de cannabinoïde

Récepteurs De Cannabinoïde

Il existe pour le moment deux récepteurs de cannabinoïdes acceptés : les récepteurs CB1 et CB2. Les récepteurs CB1 se trouvent principalement dans le cerveau et le système nerveux central, tandis que les CB2 se trouvent plus abondamment dans le système nerveux périphérique et les cellules immunitaires. À eux deux, ils couvrent la plupart du corps.

Canaux TRP

Les canaux potentiels de récepteur transitoire (TRP) jouent aussi un rôle dans le SEC. Ces canaux ioniques se trouvent dans la membrane plasmique de nombreuses cellules animales et le récepteur TRPV1 (vanilloïde) présente un intérêt particulier en ce qui concerne le système endocrinien.

L’anandamide et le CBD interagissent tous deux avec le TRPV1, ce qui a donné lieu à une certaine controverse quant à sa classification. En général, les canaux TRP sont considérés comme faisant partie du système endocannabinoïde élargi, mais certains pensent maintenant que TRPV1 en est une partie essentielle (Iannotti & Vitale, 2021[6]).

Phytocannabinoïdes

Phytocannabinoïdes

Au sens strict, les phytocannabinoïdes ne font pas partie du SEC. Mais ils peuvent avoir un effet si profond (et bien documenté) sur ce dernier que nous nous devons de les inclure dans cet article. « Phyto » signifie simplement « plante », les phytocannabinoïdes sont des cannabinoïdes issus des plantes. Le cannabis n’est pas la seule espèce de plante connue pour produire des cannabinoïdes, mais c’est celle qui en produit la plus grande quantité et la plus grande variété.

À ce jour, un peu plus de 120 phytocannabinoïdes ont été isolés. Parmi ceux-là, nous n’en comprenons bien que très peu. Le rôle que jouent les cannabinoïdes dans la vie du cannabis est incertain, mais on les soupçonne de l’aider à se défendre à l’encontre de prédateurs, d’offrir une résistance à la lumière du soleil et bien d’autres encore.

Il est intéressant de noter que les cannabinoïdes produisent des glandes (appelées trichomes) sur la surface du cannabis, principalement sur ses fleurs. En effet, les concentrations de cannabinoïdes trouvé sur les trichomes seraient toxiques pour le reste de la plante, d’où leur position.

Dans le corps humain, ces cannabinoïdes interagissent avec le système endocannabinoïde afin de produire tout un tas d’effets allant de subtils à très reconnaissables.

Comment influer sur le système endocannabinoïde ?

Bon, il est clair que nous pouvons manipuler le système endocannabinoïde grâce aux phytocannabinoïdes. Qu’il s’agisse d’une bonne idée ou non différera d’une personne à l’autre et nous n’en savons pour le moment pas assez sur ces interactions pour affirmer quel effet aura un cannabinoïde en particulier, ni s’il pourra être bénéfique. Cela dit, nous ferons de notre mieux pour vous expliquer les possibles mécanismes.

Le THC

Le THC

Le Delta-9-tetrahydrocannabinol (THC) est le cannabinoïde qui nous fait planer. C’est l’un des rares cannabinoïdes capables d’effets enivrants et par « chance », c’est aussi le plus abondant du cannabis.

Le THC imite l’anandamide en se liant aux récepteurs CB1. Cependant, contrairement à l’anandamide, la FAAH ne le décompose pas facilement. Par conséquent, son effet est bien plus long et plus puissant que celui de l’anandamide.

De toutes les manières d’agir sur le SEC, le THC est à la fois la plus extrême et la plus répandue.

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Le CBD/CBDA

Le cannabidiol (CBD) et son précurseur l’acide cannabidiolique (CBDA) rattrapent le THC dans la course pour la place de cannabinoïde le plus populaire.

Ces dernières années, l’industrie du CBD a explosé. Même si elle n’en est qu’à ses débuts, la recherche qui entoure le CBD a mis le doigt sur plusieurs interactions avec notre SEC. Cependant, le CBD ne semble pas activer les récepteurs cannabinoïdes (CB1 et CB2) d’une manière traditionnelle, au lieu de cela, ils agissent en tant qu’antagonistes ou agonistes inverses. En effet, ils agissent en bloquant les mêmes récepteurs auxquels le THC choisit de se lier (CB1).

Compte tenu de ce mécanisme, on peut considérer que le CBD (le deuxième cannabinoïde le plus abondant dans le cannabis) « contrebalance » les effets du THC, du moins dans une certaine mesure (Niesink & van Laar, 2013[7]). Bien que cette relation exacte soit peu comprise, on suppose que l’augmentation des concentrations de CBD dans les variétés de cannabis récréatif pourrait les rendre plus adaptées à un plus grand nombre d’individus.

Outre les récepteurs endocannabinoïdes classiques, le CBD, comme nous l’avons mentionné plus haut, semble également présenter une certaine interaction avec les récepteurs TRPV1, qui sont eux aussi absolument fascinants.

Le CBN

Le CBN

Le cannabinol (CBN) n’est généralement présent qu’en infime quantité dans les plants de cannabis. Il devient plus abondant alors que le THC se décompose. Cela peut survenir naturellement tandis que les fleurs vieillissent sur la plante, par le biais de la décarboxylation (application de chaleur) ou à la suite de mauvaises pratiques de séchage ou d’affinage.

On pense que le CBN interagit avec le système endocannabinoïde d’une manière similaire à celle du THC, mais avec des affinités plus faibles pour les deux récepteurs. Contrairement au THC, on pense que le CBN seul n’est pas enivrant.

Le THCV

Le tetrahydrocannabivarine (THCV) se trouve aussi en quantités minimes et n’est que peu compris. Cependant, on pense qu’il est l’un des peu de cannabinoïdes à être psychoactifs. Mais cette affirmation est contestée et de plus amples recherches sont nécessaires pour apporter une conclusion à ce débat (Abioye et al., 2020[8]).

Le THCV est un agoniste inverse/antagoniste sélectif du récepteur CB1. La raison pour laquelle il est difficile de dire s’il est ou non psychoactif est due à ses concentrations généralement très faibles dans le cannabis. Pour le tester, il faudrait en extraire et isoler une énorme quantité, puis l’administrer à des participants. On trouve quelques témoignages anecdotiques qui suggèrent que le THCV serait en effet psychoactif et que ses effets seraient plus courts et plus lucides que ceux du THC.

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Le CBG et CBGA

L’acide cannabigérolique (CBGA) est le cannabinoïde dont proviennent tous les autres. Il interagit avec diverses enzymes et se ramifie en différentes « familles », pour finalement devenir l’un ou l’autre type de cannabinoïde (CBD, THC, CBG, etc.).

Les recherches sur les effets du CBG sont rares. Ce que nous savons, c’est qu’il semble interagir avec les récepteurs CB1 et CB2 et antagoniser le récepteur de la sérotonine 5-HT1A.

CBC

Le cannabichromène (CBC) est un cannabinoïde mal compris. Nous savons que ses effets ne sont pas enivrants et nous savons aussi qu’il n’affecte pas les récepteurs CB1 et CB2 dans le sens traditionnel. Au lieu de cela, il semble interagir avec les TRPV1 et TRPA1 en affectant leur capacité à décomposer les endocannabinoïdes telle que l’anandamide et le 2-AG.

Devriez-vous vous inquiéter d’une carence clinique en endocannabinoïdes ?

Devriez-vous Vous Inquiéter D’une Carence Clinique En Endocannabinoïdes ?

Tandis que s’accroit notre connaissance du SEC, le débat entourant la « carence clinique en endocannabinoïdes » (CECD) en fait de même. Cette théorie (qui postule la nature potentiellement pathologique d’un faible « tonus » endocannabinoïde) a été liée à des maladies chroniques telles que le syndrome du côlon irritable, la migraine et la fibromyalgie (Russo, 2016[9]). Étant donné la portée du SEC, une disruption pathologique ou un malfonctionnement de ce dernier pourrait avoir des effets négatifs sur la santé.

Mais avant de vous jeter sur votre weed pour booster la présence de cannabinoïdes dans votre système, sachez que si cette maladie existe, elle n’est que très peu comprise. Bien sûr, si vous trouvez que la weed a un effet positif sur votre vie, alors tant mieux pour vous. Mais mieux vaut éviter l’autodiagnostic, surtout de quelque chose de si peu compris. Cela dit, les études sur le CECD augmentent et les chercheurs espèrent découvrir plus en détail le SEC ainsi que ces maladies difficiles à traiter.

Max Sargent
Max Sargent
Max est pigiste depuis plus de 10 ans et s’est tourné vers le journalisme du cannabis et des produits psychédéliques ces dernières années. Rédacteur pour des entreprises telles que Zamnesia, Royal Queen Seeds, Cannaconnetion, Gorilla Seeds, MushMagic et bien d’autres, il est fort d’une grande expérience dans ce secteur.
Avertissement :
Nous n'émettons aucun avis de nature médicale. Cet article a été écrit uniquement à des fins informatives et se base sur des recherches publiées par d'autres sources externes.

Ressources externes :
  1. Zou, S., & Kumar, U. (2018). Cannabinoid Receptors and the Endocannabinoid System: Signaling and Function in the Central Nervous System. International Journal of Molecular Sciences, 19(3), 833. - https://doi.org
  2. Corroon, J., & Felice, J. F. (2019). The Endocannabinoid System and its Modulation by Cannabidiol (CBD). Alternative therapies in health and medicine, 25(S2), 6–14. - https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  3. Toguri, J., Caldwell, M. and Kelly, M., 2016. Turning Down the Thermostat: Modulating the Endocannabinoid System in Ocular Inflammation and Pain. Frontiers in Pharmacology, 7. - https://doi.org
  4. Toczek, M. and Malinowska, B., 2018. Enhanced endocannabinoid tone as a potential target of pharmacotherapy. Life Sciences, 204, pp.20-45. - https://doi.org
  5. Ruehle, S., Rey, A., Remmers, F. and Lutz, B., 2011. The endocannabinoid system in anxiety, fear memory and habituation. Journal of Psychopharmacology, 26(1), pp.23-39. - https://www.ncbi.nlm.nih.gov
  6. Iannotti, F. A., & Vitale, R. M. (2021). The Endocannabinoid System and PPARs: Focus on Their Signalling Crosstalk, Action and Transcriptional Regulation. Cells, 10(3), 586. - https://doi.org
  7. Niesink, R. J. M., & van Laar, M. W. (2013). Does Cannabidiol Protect Against Adverse Psychological Effects of THC? Frontiers in Psychiatry, 4. - https://doi.org
  8. Abioye, A., Ayodele, O., Marinkovic, A., Patidar, R., Akinwekomi, A., & Sanyaolu, A. (2020). Δ9-Tetrahydrocannabivarin (THCV): a commentary on potential therapeutic benefit for the management of obesity and diabetes. Journal of Cannabis Research, 2(1). - https://doi.org
  9. Russo, E. B. (2016). Clinical Endocannabinoid Deficiency Reconsidered: Current Research Supports the Theory in Migraine, Fibromyalgia, Irritable Bowel, and Other Treatment-Resistant Syndromes. Cannabis and Cannabinoid Research, 1(1), 154–165. - https://doi.org
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